Cover Muna Mboa
Cover de l’Album Muna Mboa d’Alex Dukamer

Le 17 Mai 2018 au café Champs Elysée à l’Institut Français d’Akwa, et le 08 juin à Le Be Bop  a eu lieu la présentation de l’album Muna Mboa d’Alex du Kamer aka le rappeur blanc du kwat, le blanc de Poupy (confère Pakgne). Il s’agit de son tout premier album et ce dernier comporte 13 titres remplis musicalité et surtout de variété artistique, même si l’album en général a beaucoup d’influences Makossa. Ce jour là le public répétait certains nouveaux morceaux en chœur comme dans les églises réveillées. Un bon moment de partage avec les fans. Il a joué en live 10 titres de son album avec au chant Moka Monique (choriste très réputée dans le milieu de la musique Camerounaise).

Il a voulu nous quitter sur le titre Nyangalement mais hélas, le public a réclamé le titre 2035.   A la fin de sa prestation, il a remercié le public d’être venu aussi nombreux, a donné les points de vente de son album et a rappelé le prix de l’album qui est de 1000FCFA. « L’album c’est kolo, l’album c’est kolo », insistait-il.

Nous avons donc pris un grand plaisir à écouter l’album MUNA MBOA pour vous. Voici notre appréciation.

PRÉSENTATION DE L’ARTISTE

Alex Du Kamer un jeune Français d’origine et le Cameroun est sa terre d’adoption. Il est plus Camerounais que certains de nos frères. Il aime notre culture, les mets chauds et frais d’ici. Il réclame sa camerounité. Tout le monde l’imagine en train de manger du bon couscous nkwui ou du taro sauce jaune avec pleins d’obstacles à l’intérieur (mort de rire).

Il se fait connaitre au pays à travers  «Le Pays est sucré » en 2014. Un morceau lourd de punchline comique. On se demandait bien à cette période mais d’où sort ce Monsieur pour parler de notre pays mieux que nous-mêmes? Il a continué à nous servir de belles mélodies à l’instar de « Allez les lions », « La montre et le temps »« Routes Du Kamer » …

 POCHETTE DE L’ALBUM « MUNA MBOA »

Dès que vous avez  l’album dans votre main, vous vous posez une seule question, c’est la tenue de deuil de qui ici là ?  Le visuel est signé Alex Du Kamer. On peut observer un tissu pagne de couleur bleue avec des traits de la même couleur mais en moins foncé. Sur cette même affiche, on observe des ronds  circulaires de plusieurs couleurs. Le rond le plus frappant est celui du marron au centre de l’affiche où sourit le petit visage innocent d’Alex du Kamer.

Les images et le choix des couleurs sur cette belle pochette ont une forte ressemblance avec celles des pays bamilékés, les vêtements de campagne politique (parti politique), grande manifestation au village (festival, foire,..). Une preuve qu’Alex est un enfant du pays, plus proche de notre culture, de nos habitudes de consommation et qu’il maîtrise nos ethnies.

CONTENU DE L’ALBUM MUNA MBOA

 MUNA MBOA d’Alex Dukamer comporte 13 titres et dure 46 minutes au total. Il a collaboré avec un orchestre, des artistes musiciens, des comédiens voix off, des enfants, des passants, des humoristes…donnant ainsi un tout cohérent. Un album qu’on peut écouter avec des enfants sans modérations. L’auteur nous démontre qu’il est un véritable touche à tout en matière de thèmes: de l’espoir à l’immigration, du piment à la dote, du mépris des races au métissage Franco-Camerounais, de l’enchantement à l’espoir, du désespoir vers l’émergence, de l’étonnement à l’humour, de la colonisation à la politique… Cet album donne du bonheur à l’écoute et possède une bonne dose d’engagement d’un autre genre, avec un autre ton.

APPRÉCIATION DES MORCEAUX

1.NA MONGELE OA. 3:53.

Cette chanson parle de toutes les petites choses qui font notre attachement au Cameroun. Les repas, l’ambiance, la joie, le partage, le vivre ensemble,… Le Mboa boy décrit le pays dans son entièreté et dit être heureux d’appartenir à cette culture. Une musique comme celle-ci nous parle beaucoup. Elle arrive à un moment où le pays est très fragilisé entre terrorisme, les guerres tribales, les combats d’idées entre les hommes politiques et les adhérences. Comme d’habitude, Alex nous fait nous du RAP comique, le genre qui peut te couper le souffle ou te faire avaler de travers mais avec un ton sérieux. On sent qu’il ne force pas son humour…

Le beat est une réalisation de DJESS PANEBO. Ce dernier assure aussi la programmation et le mixage. Les couplets d’Alex sont en français tandis que la jeune chanteuse Moka nous donne sa belle voix envoutante au refrain en langue duala. Pour mettre la magie dans ce morceau, le programmeur a eu l’idée de faire intervenir les voix dans ce titre sous formes de back. C’est à juste titre que vous écoutez la voix : des vendeurs d’escargots, les bacheurs en moto, celle d’une jeune fille de cinq ans (ne venez pas me demander comment je connais son âge heinn.), la voix de papa promo faisant la vente de son produit dentaire, les bruits de véhicules,… Bref un très bon bruitage qui donne une coloration live. Alex fait beaucoup de références dans ce titre.

2. TOBASSI 3:08

Ici, le colportage est à l’honneur. Tout le monde se demande bien pourquoi est-ce qu’un gars normal, peut quitter Paris pour venir s’installer à douala… Mais les jaloux ne comprennent pas qu’on peut vouloir refaire sa vie et que le ndolo ça ne s’explique pas. Très belle réplique pour nous répondre. Il se sent désormais un enfant d’ici du Cameroun malgré ses origines de là-bas françaises. Il tient aussi à rappeler que ces sentiments sont purs, spontanés, désintéressés.

Il y a un dicton de chez nous qui dit que «Si un étranger mange la tête du poisson, il ne rentrera plus jamais d’où il vient.» La tête du poisson, connote ici un puissant charme. Les gens l’utilisent le charme souvent pour emprisonner les personnes qu’ils aiment charnellement dans leur bras. Jusqu’à présent, certains pensent que si Alex est encore au Cameroun à cause du TOBASSI. Lorsqu’on écoute cette musique sans concentration, on se dit que l’artiste parle de l’Amour pour une fille alors qu’il parle de son ndolo pour le Kamer.  La guitare de ndombolo et de rumba est le fruit de Simplice Kengne, la basse est de Darry KWIKA. Djess Panebo, qui a réalisé une dizaine de chansons sur l’album, a prêté sa voix sur les refrains.

3- SI TU VOIS MES DOS : 4 :20.

Un morceau pour les gars foirés (Lol). « vous savez l’argent c’est comme l’électricité, ça va ça vient et en ce moment c’est le délestage 🤣 » Dit le blanc de Poupy. C’est un vibrant hommage / clin d’œil au classique du grand frère Koppo « Si tu vois ma go« . Il est allé à la cave du bonheur nous ressortir un vieux vin de près de 10 ans d’âge ça. Une version améliorée avec des très grandes percussions de rock, de fun, de rap. Le beat me fait penser au générique des anciennes séries des années 2000. L’artiste utilise alors un genre de Cam-fran-Anglais pure souche, je sens que Koppo et Valery Ndongo sont heureux du résultat.  Sadrak Pondi joue le pasteur dans ce titre: «Notre Dieu est Amour».

4.JE WANDA : 3:40

C’est un assemblage de punchlines sur les petites et grandes wandayances du 237. On se pose les questions sur le pourquoi du comment des choses de la vie. Avec son ton naturel, il passe les petites tapes aux panthères, aux églises réveillées qui nous endorment dans une profonde torpeur. Il parle aussi aux migrants, à l’avènement des réseaux sociaux, des fausses filles qui veulent des vrais maris. Il fait une mesure sur le racisme, la xénophobie, il chute par le vivre ensemble.

5.MON JOUEUR : 2 :53

Alex est un très bon joueur, tactique, technique, précis, concis. Il sait marquer les bons buts, pas les buts du 2 :0 du dimanche. Il y fait même le reportage tel un journaliste de sport. On dit souvent que le foot c’est le sport Roi, le seul qui réunit vraiment les hommes et calme la colère de même que la femme et la bière (les trois principales passions des hommes) Voilà alors un son sur le foot et les femmes à écouter avec une petite bière 😁 Pour bien comprendre la force des mots, il faut écouter ce titre.

6.2035 : 3 :26

Le son de l’Émergence, d’espoir, de prise de conscience, d’excellence,..! On ressent de l’engagement d’un autre genre dans les couplets. Il a fait les choses différemment sur ce coup. Posture d’un homme politique devant un public, placé devant un hôtel comme celui des grandes conférences ou celui sur lequel le président tient son discours. Pendant 3 minutes 26 secondes, il évoque les problèmes du Cameroun et laisse entendre à qui peut, dénicher de son langage les solutions qui vont avec. C’est le titre le plus rempli de punchlines avec une très belle plume! On dirait que le rappeur blanc du kwat a fait un tour en 2035 et nous raconte son voyage.

7. LA RACE SUPER-RIEURS: 3 :24

Pour mieux rire de nos différences plutôt que de passer le temps à diviser le monde, Alex a fait appel à deux gars super-rieurs, Sadrak Pondi et l’humoriste Markus. Les trois assurent grave au niveau de la plume et du flow. Très étonnant d’écouter Markus poser sur un beat. Il parle avec le cœur. Voici un extrait :

 » Bot ba bon mam
Les gens font les choses
Markus quand je rappe
Pas moyen de déraper

Même si je mange le rapé
C’est quoi ces clichés
On dirait des photographes
Arrêtez les phrases comme « 

Les vers sont bien structurés. Alex donne le las avec son couplet, suit Sadrak Pondi et enfin Markus Chute. C’est un appel au vivre ensemble, à l’égalité et au respect des races, à la tolérance, à l’acceptation de l’autre. Comme d’habitude, Djess Panebo a fait le travail pour donner des douceurs à nos oreilles.

8. NYANGALEMENT 3 :47

Une version remasterisée du son sur la nyangalitude de nous-autres Camerounais. Une chanson festive sur un instru de makossa, de ndombolo. Il nous sort la vraie version des jeux de reins et des bals à terre de l’époque. On écoute le genre ci pour mettre le corps en ébullition. Sap, bière, femme, soya, champagne sont au rendez-vous. Alexia Sena fait un couplet dans ce titre. On se demande tous comment elle fait pour avoir tout ce potentiel. En plus elle pose sur les percussions comme une professionnelle du métier. Nyangalement le clip ci-dessous.

9. FRANCO-CAMEROUNAIS : 3 :13

Une chanson sur nos identités de plus en plus mélangées. Car oui, on peut aimer prendre le métro avec les tchakas et la moto avec son Motorola 🤣 Muna mbengue, na muna mboa (o si keka mba !). Il est d’ici, de là-bas. Il parle de la France et du Cameroun. Il fait des très belles références: Eto’o, Joseph Antoine Bell, Dieudonné, la mère Chantal Biya,… Alex dévoile enfin son gout de boisson alcoolisée : la ‘’33’’ Export bien glacée qu’il consomme à la cité sic. Pour parler du Cameroun, il dit : «Avant mon pays a été Allemand». Grand mangeur de BHB (beignet haricot bouillie) la trilogie, nourriture des gars du kwat. Ndole M-Rod nous fait un refrain en douala.

10. PETITE SŒUR 4 :09

Collaboration entre deux comiques à la plume très légère et très digeste. Du naturel dans vos oreilles. Les gars décident de parler aux petites sœurs du mboa. Malgré que le pays soit toujours sucré, il y a les risques à ne pas prendre (No make Erreur). Les petites sœurs d’aujourd’hui veulent la vie facile. Elles veulent la même vie que les «Kim KardaShiantes». Pour elles, la beauté des hommes n’a qu’une seule adresse: leurs poches. Elles passent des longues heures à prendre soin de leurs apparences devant un miroir.

Petite sœur est passée championne dans l’art de la séduction et de l’escroquerie. Les appareils multimédias sont des atouts pour elle. Elle se trouve sur tous les réseaux sociaux. Elle cherche son blanc comme Poupy/Eyenga. Elle est convaincue que seul sa beauté pourra ouvrir toutes les portes. Elle se livre donc au plus offrant.  Petite sœur est une  yoyette 3.0. Vous pouvez revoir le clip ici 👉

11. LES FILLES CHÈRES 3 :25.

« Manifestation contre les filles chères, Contre les filles chères, Contre les filles chères… ». Voilà le refrain qu’on chantera désormais devant nos beaux-parents. Un titre qui sera plus aimé et fredonné par les habitués du mariage de la main droite (le viens on reste). La chanson porte sur la dot. Il y a plein de jeunes célibataires aujourd’hui juste parce que la dot peut te couter les yeux de la tête.

L’histoire de la dot aujourd’hui nous donne l’impression d’être plus du marchandage qu’une gestion symbolique. Les hommes qui se présentent chez les parents repartent toujours avec la main sur la tête. Les gars qui sont passés par-là vont se reconnaître, ceux qui sont déjà en train d’économiser aussi, abeg les filles ne criez pas trop fort on vous aime quand même !

12. KONGOSSA 3 :15

Sur les réseaux sociaux comme dans le réel, le colportage est devenu le plat le plus consommé de tous. Homme comme femme, cette histoire ne laisse personne. On prend ici, on part dire là-bas. On copie ici, on part coller là-bas. Pour quel but ? Là reste encore la question. Dans la vidéo, on voit Ludo wambo animateur radio/chroniqueur qui se fait cocufier par le petit kiroukou Alex du Kamer. On dit souvent que l’infidélité d’une femme ne fait vraiment pas mal heinn mais ce qui peut donner l’AVC c’est lorsque tu imagines les positions qu’elle a prises chez ton rival. Le rappeur blanc pour nous tuer de rire/larme nous dit : « Je suis petit et je suis fort. Quand tu dors, ta femme crie chez moi très fort. Aie Alex tu me tues (Voice Alexia Sena) » … La douleur est très profonde didonc. Dans le clip, on aperçoit plein d’homme de médias. Alexia Sena fait une fois de plus les voix.

13. JE SUIS PARTI (MA KE) 3 :40.

Une chanson sur l’émigration, ses espoirs, ses difficultés. Un titre qui a beaucoup de sens, car le texte vient de tout droit du cœur. Ce titre est l’un des plus émotifs. L’artiste chante et rappe avec une voix tremblante de douleur. Tout montre la profondeur des mots. Le tempo de l’instrumental le prouve à juste titre. Le bruit de la mer déclame le poème aux parents et à la famille au même moment que lui. L’extrait d’un journaliste parlant des migrants capturés par la police lors des transits en Libye, dévoile le sérieux du sujet. Le refrain en bakoko est une lettre d’adieu sans bruit.

La programmation et le mixage sont de Djess Panebo et de Kanda. Il est presque impossible d’écouter cette chanson émotive sans écraser une larme en mémoire des jeunes qui partis chercher des meilleures conditions de vie sans retour. Nous avons surement un membre de notre famille qui a pris la route de l’eau pour la quête du bonheur très loin de ses terres natales. Les jeunes, convaincus que le bonheur est ailleurs, n’arrêtent de se livrer au jeu dangereux de l’aventure parfois sans retour. Sur ceux qui partent, on compte sur les doigts d’un manchon ceux qui survivent, ceux qui réussissent de l’autre côté, ceux qui reviennent au pays vivants. La tranche d’âge varie entre 15 et 22 ans.

Des fois sans diplômes, pas d’expérience empirique professionnelle, pas d’argent, pas de soutien, pas de famille d’accueil… C’est tout un combat de titan entre désert, passeur, coups bas, agressions, famine, risque, barrières électriques barbelés, commerce d’esclave, meurtres, et je ne sais quoi encore. Le rappeur blanc du Kwat tire la sonnette d’alarme, une sensibilisation qui pour moi, mérite une grande campagne de même que ce que fait le Général Valsero. Il est presque impossible pour moi de continuer, mon clavier et mon corps sont inondés de larmes et de sueur.

REFERENCES DANS L’ALBUM MUNA MBOA

Lorsqu’on l’écoute, il fait des références aux douala, bakoko, Bassa, aux fans de Cam-Franc-Anglais à travers la langue utilisée. Il y des extraits qui parlent de Maalhox, KIKI, Dieudonné Mballa Mballa, Eto’o, de la star Nyangono Du Sud, Stanley Enow, Jovi Le Monstre, Jean BIKOKO, l’hymne nationale,…

 

RÉSUMÉ

Le blanc de Poupy, fait preuve de beaucoup d’imagination, de créativité, d’humour, de recherche. C’est un album de « Musicalité et de Musique de qualité » comme dirait l’animateur et journaliste Ferry Jo Djou en service à Médiafrique Radio 99.9FM. Du Kamer oups pardon Alex Du Kamer met en relief le verbe et la prose. Il a une bonne maitrise de la rhétorique, de la stylistique, l’art de parler et de dire les choses autrement. MUNA MBOA compte 13 magnifiques titres de 46 minutes. Pour agrémenter nos délicats corps, oreilles, cœur, il a fait appel à un orchestre qualifié, constitué de : Bob SOK aux percussions, Simplice et de Kado MOUNA, Djess Panebo au Kpukulu. Vous comprenez maintenant d’où sort la touche live concert dans les titres nonnn. DJess Panebo, Bouvier, Repthil, Kanda, étaient à la programmation, au mixage et au mastering. Trois studios ont fait l’unisson de l’enregistrement : Red Zone, D-clip et Squad Room. Il y a aussi des collaborations dans les musiques. On remarque la présence de Sadrak Pondi, la chanteuse Moka, le beatmaker Djess Panebo. Il a aussi pris la peine de faire intervenir des gens qui ne sont pas du corps musical. C’est ainsi que Alex Sena animatrice radio/Journaliste/chroniqueur sur ‘’Les Z‘Experts Bimstr’’ se retrouve sur plus d’un morceau. Markus l’humoriste a produit un beau couplet dans septième titre : ‘’La Race Super-Rieurs’’. Ndole M-Rod, Olivier Ebende et Maryline étaient au chant.

Pour avoir un CD, c’est très simple :

PLATEFORMES DIGITALES
https://fanlink.to/alexdukamer

👉 COMMANDE DU CD PHYSIQUE EN LIGNE
Jumia (Cameroun – dans les prochains jours)
Bandcamp (Europe, Amérique du Nord, …) : https://alexdukamer.bandcamp.com

👉 DOUALA
Akwa : Café Champs-Elysées (IFC)
Bali : Super U
Bonamoussadi : Carrefour Market (lors d’une séance dédicace fin mai), Super U (à partir de fin mai)
Bonapriso : face Boucherie Bonapriso
Deido : Flash music (rue de la joie)

  • 👉 YAOUNDE
    VORST (carrefour Scalom, immeuble Express Union)

 

Écrit par Etienne Talla

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