Homogène

Loin de la tendance single dont est généralement victime les artistes de la nouvelle génération, Dynastie est de ceux là qui réfléchissent au delà du buzz éphémère. Déjà trois albums à son actif à 26 ans seulement, l’on se demande vraiment jusqu’où ira l’artiste.

J’ai donc choisi de rendre hommage à son travail en faisant un compte rendu de l’album homogène après écoute. Sans attendre, entrons dans le vif du sujet.

Un vécu de choriste

On a l’habitude de dire qu’il y a deux types d’écoles de musique au Cameroun: Cabarets et Eglises. Rien n’est plus vrai. Quelque soit les hauteurs où la vie nous propulse, nous devons toujours nous souvenir que tout dans la vie c’est la grâce de Dieu. Il fait bien de nous le rappeler dans la chanson en introduction ‘C’est Dieu’ (piste 1) et Akeva Nzambe (piste 14) qui signifie merci Seigneur en Français.

L’amour (thème incontournable dans l’art)

Nous avons quatre chansons qui parlent d’amour ou de relations amoureuses. Fille du Sahel (piste 7) qui traite de l’amour au-delà des religions, Qui a raison (piste 9) parle des problèmes qui minent la vie de couples, Sur le mur de mon coeur (piste 11) et Aimes moi (piste 12) qui expriment l’amour à l’être aimé.

Belle combinaison entre ambiances et messages

Dynastie est capable de faire danser en véhiculant des messages. Nous avons Akut Meyok (piste 02) qui dénonce les mauvais amis notamment ceux de la boisson, One Day et Perséverer (respectivement piste 4 et piste 5) qui sont des exortations à ne pas abandonner dans la vie quelque soit notre situation, Mboutman (la dernière piste) qui parle des femmes qui profitent des hommes et Djé Ené Ewé qui invite la jeunesse à se ressourcer de temps à autre en zone rurale, en français facile aller de temps en temps au village car il ne faut pas oublier ses racines.

Il est l’un des rares artistes de la jeune génération à résister aux influences étrangères. Sa musique demeure très roots, entre bitkusi, Ekang couplée à un peu d’Afropop. Ceci dit il y a également une légère touche de musique ivoirienne (coupé décalé, zouglou) qui émane de sa collaboration avec l’Ivorien Ariel Sheney sur le titre persévérer.

Un goût de nostalgie

« Yaya Tingue » (Piste 3) et « On fête ça » (piste 13), on des saveurs de nostalgie. Tandis que la première chanson parle de nos périodes d’enfance avec ses différents jeux, l’autre parle de l’ambiance en mode « Soir au village ». De belle chansons qui nous plongent dans de souvenirs plutôt très agréable, en nous faisant danser.

Quelques petites failles à noter

En écoutant comment ses chansons sont composées, l’on peut deviner que Dynastie n’écrit pas forcément ses textes. Ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais le problème survient lorsqu’on trouve des phrases comme « Chanson qui chante comme ça » dans Yaya Tingue ou « Les amis du bar, c’est le ndem, parce que je dis que c’est le ndem », Djé Ené Wé (pourquoi les jeunes de mon village ne veulent plus venir en vacances au village où on peut simplement dire pourquoi les jeunes ne veulent plus aller en vacances au village) Ce n’est que trois exemples. Au pire même si on peut ne pas écrire ses chansons on peut refaire les phrases qui ne sonnent pas très bien.

Ceci dit cet album est à consommer sans modération!! Quiconque ne le possède pas n’est pas différent d’un criminel, car c’est la dimension!

Vous souhaitez faire parler de votre album, écrivez moi à l’adresse himinsarthur@gmail.com C’est purement gratuit!!!!

 

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